déc
16
2007

Coup de coeur littéraire

Sur un vif conseil de mon cher et tendre, je me suis enfin plongée dans le clan des Otori.
J’ai terminé le premier hier soir:
histoire de guerre et d’amour dans un japon imaginaire médiéval…
En voici un extrait:

Le seigneur essuya le sabre et le remit dans le fourreau fixé à sa ceinture.
“ Viens ”, me dit-il.
Je restai là, tremblant, incapable de bouger. Cet homme avait surgi de nulle part. Il venait de tuer, sous mes yeux, pour sauver ma vie. Je me jetai à ses pieds en essayant de trouver des mots pour exprimer ma reconnaissance.
“ Lève-toi, dit-il. Le reste de la bande sera à nos trousses dans un instant. ”
Je parvins à articuler : “ Il faut que je retrouve ma mère.
- Pas maintenant. Tout ce que nous devons faire, c’est filer ! ” Il me força à me relever et commença à me presser de monter plus haut : “ Que s’est-il passé là-bas ?
- Ils ont incendié le village et tué… ” Le souvenir de mon beau-père s’imposa de nouveau à moi et je fus incapable de poursuivre.
“ Les Invisibles ? ”
Je chuchotai : “ Oui.
- C’est la même chose dans toute la province. Iida attise partout la haine à leur égard. J’imagine que tu es des leurs ?
- Oui. ” Je grelottais. On était encore en été et la pluie était tiède, cependant je n’avais jamais eu aussi froid de ma vie. “ Mais ce n’était pas uniquement pour ça qu’ils me pourchassaient. J’ai fait tomber sire Iida de son cheval. ”
À mon grand étonnement, le seigneur éclata de rire. “ Voilà un spectacle qui devait en valoir la peine ! Mais du coup, tu es doublement menacé. Il va devoir laver un tel affront. Enfin, maintenant tu es sous ma protection. Je ne laisserai pas Iida remettre la main sur toi.
- Vous avez sauvé ma vie, dis-je. A partir de ce jour, elle vous appartient. ”
Pour une raison ou pour une autre, ma remarque le fit rire de nouveau. “ Nous avons une longue marche devant nous, et nos estomacs sont vides et nos vêtements trempés. Il faut que nous ayons franchi la montagne avant que le jour soit levé et qu’ils se soient lancés à nos trousses. ”
Il s’éloigna à grands pas et je courus à sa suite, en faisant de mon mieux pour empêcher mes jambes de trembler et mes dents de claquer. Je ne connaissais même pas son nom, mais je voulais qu’il soit fier de moi et n’ait jamais à regretter de m’avoir sauvé la vie.
“ Je suis Otori Shigeru, dit-il quand nous commençâmes l’ascension du col. Du Clan des Otori, de Hagi. ”

Sinon, dans un autre style(mais toujours littérature historique ou inspirée),
Lady Pirate, tome 1 et 2

Introduction:: Cecily a eu deux enfants, un garçon et une fille, de deux pères. Son premier amour, son mari qui est alors décédé, était le fils cadet d’une puissante et riche famille d’armateurs anglais, les Read. Mais sa belle-famille n’a jamais accepté Cecily. Malheureusement, le petit garçon meurt et Cecily reste seule pour éléver dans la misère sa fille Mary, fruit d’un second amour perdu lui aussi. Cecily décide d’un stratagème pour résoudre tous leurs problèmes financiers : faire passer sa fille Mary pour le petit-fils des Read, Mary Oliver. L’enfant va devoir se travestir pour être acceptée par sa grand-mère. Cette dernière malgré sa haine envers Cecily va accepter d’élever cet enfant qu’elle croit être de son sang. Elle va lui donner la meilleure des instructions pour un garçon : que ce soit à l’épée ou en langues, littérature…

L’histoire romancée de Mary Read et d’Ann Bony, rares femmes pirates de l’époque moderne!!

Written by vans in: Les humeurs de Quasi |

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